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Paroles d’élus

Pour miLa Commission Communication de la CCTER a souhaité donner la parole à quelques nouveaux élus de nos communes, à travers quatre questions.

1- Quelle vision aviez-vous des élus municipaux avant de le devenir ?

Chloé – Bien que connaissant la composition et le fonctionnement d’un conseil municipal, j’avais cependant une vision très vague du rôle des élus, n’ayant jamais eu affaire à ceux-ci. Je les imaginais comme des gestionnaires de la commune, au service de la communauté.

Hervé – Pour moi, un élu municipal est d’abord un citoyen lambda qui souhaite exercer pleinement son rôle de citoyen en prenant part à la vie de sa cité. Je n’ai jamais dénigré la fonction d’élus municipaux ni pensé que tout était simple. J’ai toujours pensé que ceux qui s’engageaient donnaient du temps et de l’énergie pour le bien public.

Jean-Paul – C’est quelqu’un qui s’engage à participer activement aux nécessités de la commune,qui est à l’écoute de ses habitants et qui fait remonter les infos au maire.

Jean-Pierre – Je n’étais pas conscient de la réalité du terrain et ce que leur engagement avait comme répercutions sur les concitoyens. Tant sur leur responsabilité, comme chaque personne de la commune, je considérai qu’ils avaient été élus en toute connaissance de cause et en conséquence, ils s’engageaient à prendre leurs responsabilités sur toutes décisions et actes durant leur mandat, et ce, sans avoir conscience que parfois I ‘obligation des lois et des règlements limite ce pour quoi ils se doivent d’agir. De ce fait je critiquais plus facilement leurs agissements sans savoir Ie pourquoi du comment, au détriment de ce qu’ils réalisaient.

Olivier – Je ne m’étais pas vraiment posé la question avant, sur ce qu’il se passait au sein d’un conseil ni quel était le rôle exact d’un conseiller. Un conseiller devait être au service de la commune, mais qu’y faisait-il ? J’imaginais un groupe de travail où tout se décidait ensemble, mais pas toutes les commissions nécessaires pour gérer la commune.

Sandrine – Je dois dire que ma vision des CM était un peu floue. Je ne connaissais pas vraiment leur champ d’action. Pour avoir travaillé avec certains d’entre eux avec l’association dont je fais partie, je les savais disponibles et à l’écoute.

2- Pour quelles raisons vous êtes-vous présenté ?

Chloé – j’avais envie, lorsque je suis venue habiter la commune, de m’investir dans quelque chose, par ex. une association, afin de mieux m’intégrer dans le village. Je trouve dommage, lorsque l’on s’installe quelque part, de rester dans son coin sans connaître ses voisins. Aussi, lorsque Mireille Mornay, maire de la commune, est venue me demander de faire partie de sa liste, j’ai pensé que c’était une bonne occasion de mieux connaître la commune et ses habitants.

Hervé – Je souhaitais m’investir dans ma commune, participer au débat, apporter ma réflexion à des projets pour que les choses changent ou puissent évoluer. On pense toujours qu’on peut tout changer !  Je souhaitais aussi que des thématiques ne soient pas oubliées : l’école, le paysage, les services qu’une petite commune rurale peut proposer pour faciliter la vie des uns et des autres.

Jean-Paul – Envie de donner une partie de mon temps à ma commune,de découvrir une nouvelle expérience et d’offrir mes compétences.

Jean-Pierre – Après sollicitation d’un représentant de la commune, j’ai accepté de faire partie de la liste municipale sans trop savoir ce à quoi je m’engageais.

Olivier – On est venu me proposer d’intégrer le Conseil. Après en avoir discuté avec des conseillers déjà en place, ils m’ont fait part de leur expérience et du travail intéressant que cela représentait. C’était pour moi une façon de voir la commune différemment, la découvrir de l’intérieur, de mieux connaitre ses habitants. Il s’agissait de s’investir autrement que par le biais des associations. Je pensais pouvoir amener mon expérience personnelle dans certains domaines, rendre service à la population.

Sandrine – Lorsque on m’a contacté pour m’associer à la liste, j’ai un peu hésité j’avais peur de ne pas avoir les compétences nécessaires et le temps. Déjà investie dans le village au niveau associatif, j’ai choisi de continuer dans cette idée, faire avancer les choses, avoir une voix pour représenter les autres.

3- Un an après, comment cette vision a évolué ?

Chloé – J’ai trouvé très intéressant, au fil des réunions de conseil municipal, d’apprendre comment était gérée la commune, et je me suis rendue compte de la complexité de cette gestion. Celle-ci est répartie en différentes commissions, et chacun s’inscrit dans celles qui l’intéressent davantage, et où il a des compétences. Je trouve également très enrichissant de travailler au sein de la communauté de communes, cela nous permet d ‘élargir notre vision des choses et de profiter des connaissances et des expériences des autres. On se sent moins isolé. Cela m’a donné aussi l’occasion de participer à des manifestations auxquelles je ne serais peut-être pas allée auparavant (cérémonies, inaugurations…) et qui m’ont en fait beaucoup intéressée.

Ce qui me parait moins bien ? Les critiques auxquelles sont exposés inévitablement les élus qui donnent pourtant beaucoup de leur temps, et qui proviennent bien souvent de ceux qui ne font jamais rien, et le manque d’implication des jeunes dans les différentes manifestations. Ce sont un peu les mêmes personnes que l’on voit partout, et qui sont toujours prêtes à rendre service.

Hervé – La vision que j’avais avant d’être élu s’est confirmée : il faut du temps et de l’énergie pour que le quotidien se transforme. Et je rajouterai qu’il faut user de patience, de dialogue, d’écoute et de concertation. Mais les choses changent ! En un an, nous avons réussi au niveau du CCAS de la commune à mettre en place un transport collectif un mercredi sur deux. Ce n’était pas gagné mais la démarche employée, une enquête menée auprès de chaque habitant, une mutualisation des moyens avec le CCAS de Hautecourt, a permis ce résultat. De même, certains dossiers comme celui de la rénovation de la cantine scolaire de Bohas soutenu par de nouveaux élus semble être en bonne voie. Le temps et le volontarisme sont bon alliés !

Jean-Paul – Un an après ma vision est assez conforme à mes débuts:ce qui est bien c’est de participer aux commissions,prendre des décisions en conseil,échange d’idées etc..;le plus contraignant, c’est peut-êre les réunions après une journée de travail et trouver un temps nécessaires pour participer aux activités de la commune.

Jean-Pierre – Après un an, je constate que c’est une expérience enrichissante sur Ie plan humain et relationnel avec les personnes de la commune. J’ai pris conscience de la disponibilité que j’ai dû engager afin de répondre au mieux à ma mission

Olivier – Je ne regrette pas d’avoir accepté de m’investir dans la commune même si parfois cela peut-être conflictuel. Il y a forcément des désaccords, des opinions divergentes mais c’est justement ce qui peut faire avancer les choses. Chacun est libre de pouvoir donner son avis. (Parfois, cela ne plait pas). J’ai découvert un nombre conséquent de commissions, où chacun peut évoluer en fonction de ses acquis, ses connaissances, ses affinités. Il est compliqué d’être au courant d’absolument tout sur une commune. Autant ne pas trop se diversifier et faire le mieux possible dans les milieux où l’on s’investit. Je suis actuellement au sein de 4 commissions, cela prend du temps bien sur, mais reste très intéressant.

Je me rends compte, également, qu’il faut développer la communication et aller chercher les informations auprès de ceux qui les ont, à savoir le maire et les adjoints. C’est à nous conseiller, de les solliciter. Un conseiller à moins de responsabilité et parfois cela n’est pas si mal quand on n’a pas suffisamment de temps. Aujourd’hui, avec ce que j’ai pu acquérir durant cette année, je me rends compte qu’il est plus facile pour moi d’évoquer la commune. Ce qui se passe, ce qui se décide. On apprend beaucoup aux contacts des autres membres, chacun ayant une expérience dans un domaine. Je me sens vraiment bien au sein de ce groupe malgré les difficultés rencontrées ces dernières semaines.

Sandrine – Ma vision des conseillers municipaux a beaucoup changé en un an. Déjà je n’avais pas mesuré la somme de travail qu’ils accomplissent. Dans des domaines qui m’étaient complétement inconnus avec des noms parfois improbables (ATESAT, SCOT, SPANC) !! .Certaines décisions ne sont pas faciles à prendre parce qu’elles mettent en jeu le quotidien des habitants de la commune. Et que parfois nous devons trancher en essayant d’être le plus juste avec les parties concernées, communes population budget etc…et que malheureusement certains se sentirons lésés.

4- Quel impact sur votre vie personnelle et sociale ?

Chloé – sur ma vie personnelle, le problème réside surtout dans la garde des enfants : ma famille habitant loin, et mon conjoint ayant des horaires de travail un peu compliqués, il ne m’est pas toujours facile de me libérer pour assister à toutes les réunions. Sur le plan social, je suis ravie, car je connais non seulement tous mes voisins, mais également beaucoup de personnes que j’ai rencontrées par le biais de mes activités communales : par exemple, dans la commission fleurissement, les séances de jardinage permettent de tisser des liens en travaillant avec des personnes extérieures au conseil municipal. Beaucoup de monde me connaît maintenant sur la commune, et souvent on m’adresse un sourire, un signe de la main, on prend des nouvelles de mes enfants, c’est convivial.

Pour terminer, je voudrais dire que je suis “globalement satisfaite”, suivant la formule consacrée, et que, si c’était à refaire, je recommencerais !

Hervé – L’investissement prend du temps mais cette fonction d’élu est riche d’enseignement par les rencontres, les débats, les prises de position des uns ou des autres qui m’amènent toujours à me positionner pour que soit pris en compte ce qui est le mieux pour tous ou le plus grand nombre…
Jean-Paul – Tout cela prend un peu de temps sur ma vie personnelle bien sure mais c’est très enrichissant de connaitre le fonctionnement d’une commune,la rencontre de beaucoup de gens, d’être mis en valeur ; prendre des décisions parfois essentiel pour les habitants,pas toujours facile.

Jean-Pierre – Je constate que Ie fait que je sois en retraite facilite largement ma disponibilité. Cependant, cela impacte ma vie familiale, du fait de mes engagements envers la commune. Je prends conscience que I’ on ne peut pas satisfaire toutes les demandes particulières des concitoyens si légitimes soient-elles !

Olivier – Effectivement, être conseiller implique un engagement, de la disponibilité. Tout dépend du nombre de commissions dans lesquelles on s’investit en plus du conseil municipal, des différentes obligations de représentation… Je fais partie de 4 commissions : urbanisme, bâtiment, sport et consultatif pompiers. Celles-ci restent internes à la commune. J’ai préféré ne pas m’investir dans celles de la Communauté de Communes par manque de temps. Ma famille et mon travail restent cependant mes priorités. Il faut savoir tout concilier et essayer de garder un peu de temps personnel. Il est plus facile pour moi de concevoir du temps supplémentaire pour la commune en empiétant sur ma vie de famille plutôt que sur mon travail qui réclame toute mon attention. Je sais être disponible lorsqu’un habitant m’interpelle pour me faire part de remarques, de demandes, de questionnement à faire remonter au sein du conseil.

Pour conclure, je me sens bien dans ce que je fais. Œuvrer pour sa commune est plus qu’intéressant même si c’est parfois contraignant.

Sandrine – Réunion, conseil, il n’est pas facile de quantifier le temps que cela nous prend, mais ça nous demande effectivement du temps et de l’investissement personnel. C’est du bénévolat et ça beaucoup l’oublie . J’ai été surprise par certaines réactions, parfois positives et parfois négatives. On est CM 24h/24H et parfois même quand cela ne nous arrange pas toujours. Mais dans un petit village comme le nôtre la mairie est surtout un service de proximité et ses élus aussi.